Description
Description par l'artiste
Douze mois comme une prière
Commençons par la pierre.
Au sein d’elle règne le froid.
Où les courbes de l’hiver
S'étiolent en particule de soie.
Unique flocon de neige,
Sur ta langue se noie.
Du rose s’entoure de beige
Sur tes joues au goût de soie.
Persistent les lumières
Des festivités passées.
Des cadavres de bières,
Des ombres désanimées.
La nuit s’étend encore,
Et en prends certains au piège.
Et parfois laisse juste le corps,
D’une souffrance qui s’abrège.
La terre est au repos
Mais l’air sursaturé.
Point de gelure sur ta peau,
Juste un peu d’électricité.
Certains arbres s’éternisent
A sauvegarder feuillure d’hier
Et tu trouves que cette brise,
A des relents de papier de verre.
Le soir est gris violet
Et se mêle au souffle d’or;
Emit par les reflets
De l’œil des sémaphores.
Janvier tu te déguises,
Je te dévoile avec des mots.
Toi qui glacise….L’eau.
Février est comme la terre,
Dur et souple à la fois.
La morsure de l’hiver,
Lui fait du bien sinon à moi.
Les paysages s’allègent,
Comme contraints à la pause.
Mais comment un jour saurais je ?
Qui commande à la cause…
La saison s’exécute et croît.
En ce mois bien empressé.
Est-ce qu’on s’élève quand on croit,
En ce moi bien oppressé ?
Satisfais toi d’un jour de moins
A attendre que les bourgeons s’aèrent.
Sache que la pluie fait bien du bien,
A qui goûte loin, oint l’eau de l’air.
Sache goûter la rose,
Et t’imbiber du privilège,
Du chercheur d’apothéose,
De l’extrudeur de perce neige.
Pas de chant sinon « croa »,
Une mélodie trop compressée.
Quand le poisson tourne à la croix,
Comment donc faire pour ne pas stresser ?
Février est ma jeune sœur,
Toute bien comme moi, en bien moins fou.
Et ma grand-mère est dans mon coeur
Car ma mémoire n’est pas un trou.
Lassante oui, c’est une guerre …
Son dieu est l’astre qui rougeoie,
Une renaissance à goût d’enfer
Pour qui ne perçoit pas …
Que le printemps lentement s’invite
Mais qu’il avance à petit pas.
Et que pour bien nourrir les rites.
Il faut savoir un peu de foi.
Ca y est le bleu ça et là reste.
Et noie le gris d’azur durable.
Mais cette victoire souvent se feste.
Par giboulées désagréables.
Il est pourtant temps de semer en Déméter
Les graines des délices de demain.
Et d’ se soumettre à l’eau et l’air,
Aux intermittences de temps de chien.
Mais ce soleil n’est pas un mythe.
De plus en plus, il fait son lit
Dans les nuages qui se délitent
Et les visages qui reprennent vie.
Tombe l’écharpe, garde la veste.
Sors donc ton gant de ta main.
Regarde au Nord et puis à l’Est.
Si les aurores durent plus loin.
Garde du bois c’est préférable.
Car je sais bien que le frais t’irrite.
Mais garde l’esprit toujours affable.
Même quand la pluie foudroie la vitre.
Car Mars est tentant si incertain…
Mi-homme mi-Pan,
Un rien le fait nuit.
L’Avril est fête, farce de saisons
C’est une girouette cette atmosphère !
Des harmonies en queue de poissons.
Des théories à tête de fer.
C’est souvent là, qu’on croit qu’on choisit,
Mais on fait souvent n’importe quoi
A La fête à la démocratie,
C’est le plus souvent les cons les rois !
L’ami printemps fait monté la sève...
Qui donne envie de pleins d’horizons.
On perds la tête on croit qu’on rêve,
Mais reste à faire la moisson.
Et puis les sens tournent délétères
Passent du besoin à l’envie.
L’envie de toucher la stratosphère.
Mais dur de pas risquer la hernie.
On tente d’accrocher des lèvres,
Une oreille, même voire des doigts.
Et même si tôt le Soleil se lève
C’est toujours l’œil l’étoile qu’on croit.
Amour reflet, les narcisses fleurissent
En ce mois crois tu qu’tu sauras déjà tout ?
Ouvre les yeux , courbe l’iris
Touche l’impalpable au cœur du flou.
La vie avance, taureau furieux.
Mais elle s’apaise souvent à l’ombre
Des arbres qui verdissent encore bleu,
Des fleurs qui naissent dans la terre sombre.
L’Avril esthète, Mi-Artémis mi-Apollon.
L’Avril est style, chante à tue-tête sans rémission.
Le met est tel qu’il ne se déguste qu’en cette saison,
Le premier fruit de Mai c’est la torture qu’on fête,
Dans les relent de muguet et le parfum des belettes.
Des lapereaux pullulent comme des oiseaux.
Il faut bien que les cycles se fassent.
Et l’épervier veille tout là haut.
Fond sur la foule, fait de la place.
A l’heure des révoltes, pense bien à tout le monde.
Ne te mets pas à faire des dettes.
Et fais bien attention aux secondes.
A partager avec la bête.
Ici et là, venant de là haut.
L’harmonie s’apprête à retentir.
Et toute cette force appelle au beau,
La pluie si chaude de l’avenir.
Les marguerites planent dans la brise
Et les Ibis reviennent en masse;
Quand les terrasses s’ouvrent à la bise,
Où des jupons forment comme une nasse.
Où s’enchevêtrent tous mes désirs
Dans une jungle à loups et chouettes.
Je ne suis pas de bois, mais je sens s’enduire
En moi la sève d’émoi : la fête.
Fais moi la roue, on fera la ronde
On fera l’amour malgré la crise.
On s’en foutra, de tout, du monde
Viens sautons le pas, doublons la mise.
Toi comme moi on fera tout,
Seulement tout ce qui nous plaira.
On oubliera comme on était fou,
Mai sera doux comme tu le voudras.
Juin joint printemps été,
Me donneras tu encore un peu d’amour ?
Lie liens et plus si affinités ?
J’ai encore soif de tes contours.
De la sève qui flamboie
En couronne dans les vergers .
Te donnerais je plus que mes doigts ?
M’abandonnerais je à tes baisers ?
Dans cette chaleur du jour vibrant
Ma tête se perd dans tes détours.
J’ai tant rêvé d’hallucinant,
Quand le soleil se fait si lourd.
Ce n’est que le commencement
D’un si vibrant émoi ;
Et au cœur de se moment
Du renouveau qui sans fin croit.
S’étiolent les nuages
Dans les rayons de velours,
De tes regards chargés en nage,
Pleins d’océans ornés d’atours.
Des fleurs brûlantes de couleurs
D’abeilles soyeuses agrémentés.
Se reflétant dans les odeurs
De nos deux corps enlacés.
J’aime ta peau saveur de plage.
J’aime quand le temps se fait si lent.
Qu’il me rend presque anthropophage.
De tout ton toi de t’es relents.
Tu es l’être, l’un incarnée…
Laisses moi pour toujours te serrer.
Au coeur de l’été, Juillet
La fête déroule son lot de pétales,
Et l’apaisement viendra après.
L’herbe virera de l’émeraude à l’opale.
Scintillante nuit sans nuage,
L’appel des sens enfin comblé…
Jusqu’au prochain orage ;
Et sa pluie chaude éclaircisé.
Je vis ton amour minéral ;
Dur à l’effort, sèche au soleil.
Tes si fluides saveurs vitales,
Ton sourire a goût d’azur de ciel.
Tes horizons aux dunes courbées.
Donne envie de glaces ou de sorbet
Ta peau qui mate , tes seins perchés
Me rappelle un tableau de Courbet.
Des vagues de femmes dansent sur le sable
Mais il n’y a que toi qui m’émerveilles,
Même les moustiques sont agréables
Ta sueur à milles nuances de miel.
Ma langue encore salée des bains d’après minuit,
A sa saveur se tend d’amour ,
Invite mon cœur à la folie .
Les oiseaux, tout enchantonnent.
Se mêlent à l’écho de nos ébats.
Et plus tu prends et plus je donne.
Tout ce que tu me rends je te le dois.
J’aimerais cet été là et je sais que c’est pour toujours.
Même si il n’est pas encore là
Je sens si fort ton amour.
En nous Août durera des siècles,
Auguste altier, tu sera ma lionne.
Tu seras mes cycles, je serais le cercle
Où pour toujours tu t’abandonnes.
Le feu des sens nous consumera,
Sèmera nos cendres aux quatre vents .
Mais saches que partout où tu iras
Je suivrais tout de tes relents.
Tu es ma moiteur préférée.
Oh oui J’aimes tant quand ton sang boue
Dans cette sauvage saison brûlé
Où tonne au loin des orages doux.
On se serrent plus, pour n’être qu’un
Toutes nos couleurs entremêlées .
Et une comète dans le lointain,
Scelle notre amour d’éternité.
J’ai si chaud, si faim à la fois
Qu’il m’arrive de perdre la tête.
Quand ce soleil explose en moi
Tu le sais bien, que rien ne l’arrête.
Passion d’été ne dure qu’une saison
Et c’est bien triste pour les fous ;
A quoi bon avoir raison ?
Quand la mémoire confine au flou…
Nous sommes ces bûches sur le rivage,
S’éteignant dans des rire gras.
Et même si roux sont nos plumages
Nos envies virent au manque de foi …
Et bientôt il faudra « rentrée »,
Oublier tout de nos amours…
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